Animation et Propagande
Disney et la France
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The Society for Animation Studies, 3 janvier 2007, Pierre Floquet.

In the Champs Visuels collection, the editor offers a tribune to
academics with a transversal approach of visual art forms (images,
painting, comics trips, TV, photography, films). The editor’s line
requires a sustained style; yet here, at least, both content and style
should arouse the interest of the general public as well as any
advanced scholar. (The book provides extensive sources, bibliography,
and indexes.)

In this French language volume, Sébastien Roffat gives a fairly
exhaustive overview of the world’s production of cartoons during the
Second World War. His perspective is historical rather than analytic.
The provided information is encyclopedic, and this book sure will be
used a reference for much artistic and stylistic research to come. He
introduces every chapter with a short reminder of the historic context,
which will help non-WW2-specialists match cartoon production to the
main contemporary events.

In the introduction, Roffat sheds the light on the hypnotic impact the
medium of animation has upon viewers, and on how cartoons can be used –
and actually were – as an efficient tool to speak to the masses. Such
effects were indeed foreshadowed by the extensive use of caricaturing
cartoons during the First World War.

Then, Roffat divides his study of world animation into three major
parts, each of them concluded with a short focus. Part One ends with
“Animation, Propaganda, and Neutral Countries”. Its treatment is
justified by the fact that very little occurred there in the field of
animation, and that propaganda was less fierce there – although
strikingly present- than in the countries actually at war. The other
focuses deal with more peripheral topics, such as “Animation,
Propaganda, and Music” at the end of Part Two, or “Animation,
Propaganda, and Animals” at the end of Part Three. One may regret that
such issues merely appear as asides into the main thread of the book.
However, each of them would deserve a complete study on their own that
could obviously not be included into this volume; so they must be
perceived as tantalizing suggestions for further research.

The first part details the state of the art in the countries that
either belong to the Axis, or were occupied by Nazist Germany. Roffat
relates the cartoon production to the social specificity of each
country facing the historic reality of the time, and includes a summary
of the main films. One repetitive component is the obsessive struggle
to make different from, if not to exist aside American – Disney films.
Not so much different is the situation in occupied France, although the
author has chosen to devote one entire part of his research to it
(“Partie Deux: La France, un cas à part?”, or else: “France, A Separate
Issue?”). Actually, one can understand it both ways, both as referring
to the content and to its treatment by Roffat. The structure of this
chapter is similar to the other two. But here, Roffat really gets in
depth into the political, propagandist, and artistic mechanisms of
cartoon creation, production and distribution. On top of that, one gets
the confirmation that every country, with a significant animation film
industry, tries as hard as they can to exist away from the Disney
pattern. Roffat then moves on to study the economy of French animated
film after the end of WW2.

The last – and the longest- part is dedicated to the Allied Forces.
After a quick overview of Chinese and Russian animation, Roffat focuses
on Anglo-Saxon production. British and Canadian animation film
industries are quickly mentioned. Besides, the author presents us with
a thorough synthesis of related international studies. He describes the
military and propagandist activities of the major Hollywood studios,
offering a more detailed analysis of stepping-stones in propagandist
filmography. Disney studios’ involvement is lengthily dealt with. Then,
Roffat suggests a fascinating transversal study of the both racist and
propagandist content of American cartoons. As it appears, in the US as
in Germany at that time, cinema, and particularly animation films,
stands out as a privileged medium to spread one set discourse.

Unless one keeps the conclusion into the specific historical context of
the Second World War, Sébastien Roffat sounds fairly pessimistic.
Censorship today does not keep a distanced eye upon sixty year-old
discourse, as if propaganda (which I feel like nearing to political
correctness) still prevailed. One might agree with political
correctness; one can not accept that the censors of today mutilate the
films of yesterday, as it was done to several Tex Avery cartoons, among
others. These films must be shown and understood for what they meant
then, when they were created, not according to the propagandist mood of
today.

Revue 1895 n°50, décembre 2006.

Pourquoi réaliser des dessins animés coûteux et qui prennent du temps à advenir alors qu'on est en guerre ? C'est une des questions que se pose l'auteur qui a entrepris d'étudier la production de dessins animés dans toute une série de pays (États-Unis, Allemagne, Italie, France, URSS, Suisse, Tchécoslovaquie, etc.). L'ouvrage souffre d'une construction par pays qui brouille la chronologie et d'un traitement inégal des uns et des autres. La source la plus riche exploitée est le fonds Marie-Thérèse Poncet à l'Institut Lumière de Lyon et quelques autres à la BiFi et aux Archives nationales. Certains chapitres en revanche ne comportent aucun renvoi à des sources, fussent-elles secondaires (l'URSS, par ex.). La problématique du livre tourne autour de la question de l'efficacité supposée du dessin animé pour caricaturer, expliquer ou promouvoir. Goebbels, nous dit-on, fasciné - comme Hitler - par Blanche-Neige et les sept nains de Disney (« un plaisir artistique infini ») veut absolument produire des équivalents allemands et y consacre des sommes importantes sans y parvenir. « La question de l'animation pendant l'époque nazie a été largement ignorée ou même falsifiée » dit l'auteur (p. 55) sans que l'on comprenne très bien de quelle façon il juge Fischinger, Lotte Reiniger, Peroff, Starevitch « compromis » parce que leurs films dateraient de cette époque.


Roanne, notre ville n°202, juin 2006, "Roanne, si on sortait : Sébastien Roffat, une conférence animée", Christian Verdet.


Le Pays Roannais n°3163, 19 mai 2006, "Animation et propagande", Sophie Tardy, photos Georges Burellier.


L'Histoire n°307, mars 2006, "Revues : Blanche-Neige chez les nazis", Daniel Bermond.

Le dessin animé de Walt Disney Blanche-Neige et les Sept Nains (1938) enthousiasma Joseph Goebbels. Adolf Hitler souhaita que le film fût projeté en Allemagne. Mais, indique Sébastien Roffat, auteur d'un ouvrage sur les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale (L'Harmattan), la société de distribution américaine, la RKO, qui avait produit des films antinazis, en empêcha la sortie. Goebbels se lança alors dans une campagne de dénigrement. Le film était trop hollywoodien, trop violent... La Grande Oreille, Revue des arts de la parole n°26.

Roanne, notre ville n°198, février 2006, "Roanne si on sortait : Sébastien Roffat décrypte le dessin animé pendant la seconde guerre mondiale", Christian Verdet.


Le Journal du Mardi, 16 janvier 2006, "Les livres de cinéma de l'hiver", Noël Godin.

Pour les vrais cinglés de ciné ou les grands curieux voulant se tenir au courant, les livres sur le 7e art les plus comblants de la saison (...). Animation et propagande de Sébastien Roffat (L’Harmattan) : Le seul livre en français sur la confection volontiers « orientée » de dessins animés pendant la seconde guerre mondiale est une sacrée réussite. Après un long pano-travelling didactique sur les studios d’animation d’Allemagne, de Belgique, du Danemark, de Norvège, d’Italie et de Tchécoslovaquie, on y passe au crible le rôle politique réel souvent astucieusement voilé de toutes ces sarabandes d’images. C’est ainsi qu’on doit constater que Nimbus libéré (1944) de Raymond Jeannin crapote dans la charge antisémite et que même dans All This and Rabbit Stew (1941) du génial Tex Avery, le chasseur noir traquant Bugs Bunny est caricaturé racistement.
 

Liberté-Hebdo n°684, du 6 au 12 janvier 2006, "Pour y voir de plus près", Alphonse Cugier. 

Parmi les livres de cinéma, beaucoup sont des produits standard. Le spectateur ne pourra décupler sa passion que lorsqu'il rencontre l'intelligent. Trois ouvrages méritent cette appellation en ce début d'année et ce d'autant plus qu'ils redonnent vie à des films qui n'évacuent pas l'environnement politique et social tout en le transfigurant. (...) Colporteurs juifs comparés à des nuées de sauterelles dès 1934 sous l'abjecte houlette de Goebbels, stratégie du kamikaze expérimentée un an avant sa traduction dans la réalité, Dingo, Donald et Bugs Bunny enrôlés pour inciter la population américaine à l'effort de guerre... Sébastien Roffat réalise l'exploit rare d'étudier les films de tous les pays belligérants : scénarios, problématiques, tendances, cas particuliers, tout est passé en revue. L'ouvrage décourage l'éloge, on est surpris que ce travail de synthèse puisse contenir une telle profusion d'informations sans jamais lasser le lecteur mais en aiguisant, au contraire, sa curiosité.

Asie News, Lettre mensuelle d'information de l'association asiexpo n°76, novembre 2005, Julien Bouvard.

Si les ouvrages qui traitent du cinéma d'animation sont rares en France, ceux qui se proposent de l'étudier sous un angle original le sont encore plus. C'est le cas du livre de Sébastien Roffat, qui se propose d'aborder le cinéma d'animation pendant la seconde guerre mondiale. Si nous avons choisi de parler ici de ce livre, c'est que Sébastien Roffat a eu la bonne idée de parler aussi des dessins animés japonais et chinois. Au Japon, dans les films d'animation de l'époque, on a utilisé volontiers les héros nationaux, telles que Momotaro (l'enfant né d'une pêche) comme des symboles du peuple japonais en les mettant en scène dans l'épreuve de la guerre. Mais on trouve aussi d'autres films dont le contenu est plus direct. Le but : ridiculiser l'ennemi américain. En Chine, le discours est évidemment différent : certains dessins animés critiquent ouvertement l'agression japonaise en Mandchourie. Enfin il faudrait aussi parler des cartoons américains qui, à la même époque sont influencés par l'idée du "péril jaune". On a souvent tendance à oublier que le dessin animé, comme le cinéma traditionnel, ont été pendant cette période un outil de propagande pour les gouvernements en guerre. D'un côté comme de l'autre, on ne peut qu'être étonné par la haine déployée contre l'ennemi. En tout cas, "Animation et Propagande" est devenue une référence sur ce sujet. 

Questions de femmes, novembre 2005, Laurent Fialaix

Dans les cinémas des années 30 et 40, en avant-programme des films que l'on venait voir en famille, des dessins animés étaient souvent proposés à des enfants forcément ébahis et des parents amusés. Seulement voilà, à y regarder de plus près, ces séries d'animation n'étaient pas si innocentes qu'elles y paraissaient. Le public subissait la propagande des régimes alors en place. En France, aux Etats-Unis, dans tous les grands pays occidentaux, on se servait des petites souris et autres coyotes hyperactifs pour véhiculer des idéaux souvent racistes afin de préparer leurs contemporains à la guerre. Le chercheur Sébastien Roffat s'est intéressé à ce pan de l'histoire du cinéma, de l'Histoire tout court, très peu exploré jusque-là. Et c'est passionnant !

Aventures de l'histoire, octobre 2005.

Voici quelques mois a circulé la nouvelle que des centaines de dessins animés produits durant la Seconde Guerre mondiale par les studios Disney dormaient dans les archives de la compagnie. Un chercheur voulut les visionner mais ne réussit jamais à obtenir l'autorisation nécessaire car Disney ne veut pas que l'on se souvienne d'une production aux relents racistes, xénophobes et militaristes. C'est donc un sujet fort intéressant que traite Sébastien Roffat et qu'il étudie avec une minutie et une exhaustivité digne d'éloges. A l'inverse des auteurs nord-américains, il consacre beaucoup de temps aux productions européennes et asiatiques et réservant un grand chapitre à la France. Le lecteur apprend beaucoup de choses et, pour peu qu'il soit passionné par le cinéma, il lui sera difficile d'abandonner le livre en cours de route. Un excellent travail qui, on le souhaite, en annonce d'autres.

France Soir, lundi 10 octobre 2005. "En bref". "On nous manipule!"

Il y a peu, Teletubbies et autres Bob l'éponge furent accusés par des associations de téléspectateurs de propagande, qui pour l'homosexualité, qui pour les drogues. Ridicule ? Rien de nouveau sous le soleil, pourtant. C'est ce que nous montre l'étude passionnante du chercheur Sébastien Roffat, Animation et Propagande, qui montre comment, dans les années 30 et 40, on se servait des dessins animés pour faire passer des idéaux pas très honorables, et faire accepter au grand public (qui ne se doutait de rien) la survenue de la guerre. La manipulation psychologique appartiendrait-elle au passé ? Pas sûr !...

Ciné-Live n°93, septembre 2005. "A la page". Xavier Leherpeur.

"Dans la vie de l'enfant, dissocier ce qui fait par­tie du monde palpable de ce qui est qualifié d'imaginaire est un exercice périlleux. (...) L'impact de ce qu'il perçoit prend une importan­ce d'autant plus grande que ce qu'il perçoit et ce qu'il ressent s'intriquent. La confusion entre réel et virtuel est d'autant plus probable que l'enfant est jeune et que ses connaissances techniques sont peu développées." C'est en ces termes que l'auteur de cet excellent livre explicite "l'impact", sur le jeune public, d'une oeuvre animée, la plu­part du temps gentillette et donc a priori inoffen­sive. Pour étayer ses dires, il consacre plus de trois cents pages à décrypter la manière dont tous les pays concernés par le conflit de la Seconde Guerre mondiale tentèrent et parvinrent souvent à faire vibrer la fibre nationaliste chez les plus jeunes de leurs concitoyens. Du Japon à la France en passant par les majors américaines, l'ouvrage revient sur cette période sombre où tout était bon (de la métaphore animale à la caricature fron­tale) pour désigner l'ennemi. Qu'ils aient été antiaméricains, antisémites ou antibol­chéviques, qu'il aient cherché à rallier ou à diviser, les animateurs de l'époque redoublèrent d'inventivité pour faire passer les messages officiels. D'Hitler fasciné par les films de Disney et voulant rivaliser avec eux, jusqu'au grand Walt lui-même, chargé par le gouvernement américain d'enrôler pacifiquement l'Amérique du Sud, Sébastien Roffat, professeur d'histoire, retrace - avec force détails historiques, poli­tiques, sociaux et économiques - près de dix années d'un cinéma sous influence patriotique. Erudit, pédagogique, exhaustif et édifiant.

Anima D&A. Août 2005.

Voici un ouvrage comme il en paraît peu en France qui éclaire d'un oeil frais et remarquablement documenté l'aspect le moins glorieux de l'Histoire du cinéma d'animation. L'auteur propose une description des mécanismes de la propagande par l'image animée au sein des différentes cultures qui l'ont manipulée à bon ou à mauvais escient, durant les périodes de conflits armés et politiques, principalement autour de la seconde guerre mondiale.

Ainsi, on découvrira au fil des pages l'implication volontaire des grands studios américains dans l'effort de guerre face à l'ennemi nippo-germanique, la mobilisation forcée des rares artistes du dessin animé japonais au moment de l'annexion de la Chine, la production française pendant l'Occupation tiraillée entre collaboration, antisémitisme et nationalisme à deux vitesses. Plus étonnant, on réalisera à la lecture de ce livre que la propagande fut bien souvent l'élément fondateur de la production nationale de nombreux pays du globe, de la Grande-Bretagne à la Suède, en passant par le Canada et l'ex-URSS, que nombreux cinéastes de renom ont fait leurs armes (c'est le cas de le dire) dans ce contexte, que de nombreux studios sont nés de la dislocation des unités de production militaire après 1945.

On regrettera juste l'absence d'une iconographie qui eût été bienvenue en renfort de propos qui traitent de l'image, bien que cela ne gâche en rien l'intérêt tant historique que cinématographique de ce travail d'investigation plus que jamais nécessaire et utile à la Mémoire collective.

ZEWEBANIM.COM 22 août 2005.

Le cinéma d’animation a été un média de propagande particulièrement important pendant la seconde guerre mondiale, et cela dans presque tous les camps. Si l’on connaît un peu plus la production américaine, qui est d’ailleurs difficile à voir ou alors censurée (souvent à cause d’une représentation de l’ennemi très caricaturale), le reste des pays n’était pas en reste. Un ou deux documentaires sont consacrés à cette période mais pas ecore de livre complet...
L’Harmattan nous propose aujourd’hui de combler ce manque avec un livre écrit par Sébastien Roffat : Animation et Propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce livre de 330 pages nous fait faire un tour du monde (les pays européens, la Russie, le Japon, les Etats-Unis, le Canada) de la production animée de l’époque.
Seul petit regret de ce livre très bien documenté, le manque de photos pour appuyer certains passages, mais ça n'est qu'un détail vu l’importance du sujet !

LETTRE D'INFORMATION DE L'AFCA. Août/septembre 2005. Serge Kornmann.

Le titre est allé­chant, car l'on s'attend à trouver des révélations concer­nant les dessins animés européens et en parti­culier français des an­nées 1940, qui avaient été largement financés par l'Allemagne nazie via les services cinéma­tographiques gouver­nementaux des pays vaincus.

Mais ce livre fort bien  documenté, dont les sources ne sont pas aisément disponibles pour celui qui n'a pas suivi de près la question sur une période étendue et qui de plus sont rédigés dans d'autres langues, nous laisse un peu sur notre faim. Finalement, il n'y a eu que fort peu de dessins animés de propagande à proprement parler en France et de façon plus surprenante en Allemagne. En effet, la production de dessins animés a été encouragée pour remplacer les cartoons améri­cains interdits sur le continent par le conquérant nazi. Leur finalité était le divertissement familial. Restent les allusions aux conditions de vie en temps de guerre dans certains dessins animés européens ; les schémas animés des films d'in­struction militaire de peu d'intérêt pour l'auteur ; la glorification de l'excellence des systèmes politiques permettant à des pays de promouvoir le dessin animé enfin les inter­prétations personnelles de certains films que l'on prétend entrelardés d'intentions propagandistes, à l'insu des réalisateurs et des spectateurs. L'auteur s'est laissé tenter par l'hypothèse d'une célébration des thèmes chers à la propagande de Vichy dans la Callisto d’André Marty. Nous ne le suivrons pas dans cette voie. Certes, l'on peut voir dans L’Épouvantail de Paul Grimault des allusions à l'Allemagne (le chat déguisé en vamp) venue séduire la France. De là à la collaboration, voire à un appel à la résistance, il n'y a qu'un pas vite franchi. L'auteur con­naît les limites de ce jeu intellectuel.

Les films de propa­gande authentiques se trouvent surtout du côté britannique, comme l'indique la photo de couverture tirée de la série Abu (Arabic Cartoons) de Halas & Batchelor, avec son serpent à croix gam­mée hypnotisant Abu l'Arabe, prêt à pencher du côté de l’ennemi.
Ils sont présents chez les Canadiens et les Japonais. Ils sont massivement représentés chez les Américains et l'auteur leur accorde généreusement une centaine de pages. Mais l’Union soviétique eût mérité mieux que les maigres 6 pages qui lui sont consacrées.

Je pense que le second titre de ce livre rend mieux justice à son contenu : Les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale. Bien que le sujet ait déjà été effleuré dans le passé, une nouvelle synthèse s'avère utile et offre des horizons plus étendus grâce à des regroupe­ments fort utiles et des analyses approfondies.
Les spécialistes corrigeront d'eux­-mêmes les coquilles sur les noms et les titres étrangers. Notons pour terminer que pour la première fois, les archives des Gémeaux et d'André Sarrut nous éclairent partiellement sur le financement des courts métrages de Paul Grimault des années 1940.

La lecture de ce livre écrit dans un style limpide est chaudement recom­mandée.

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