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The Society for Animation Studies, 3 janvier 2007, Pierre Floquet. In the Champs Visuels collection, the editor offers a tribune to Revue 1895 n°50, décembre 2006. Pourquoi réaliser des dessins animés coûteux et qui prennent du temps à advenir alors qu'on est en guerre ? C'est une des questions que se pose l'auteur qui a entrepris d'étudier la production de dessins animés dans toute une série de pays (États-Unis, Allemagne, Italie, France, URSS, Suisse, Tchécoslovaquie, etc.). L'ouvrage souffre d'une construction par pays qui brouille la chronologie et d'un traitement inégal des uns et des autres. La source la plus riche exploitée est le fonds Marie-Thérèse Poncet à l'Institut Lumière de Lyon et quelques autres à la BiFi et aux Archives nationales. Certains chapitres en revanche ne comportent aucun renvoi à des sources, fussent-elles secondaires (l'URSS, par ex.). La problématique du livre tourne autour de la question de l'efficacité supposée du dessin animé pour caricaturer, expliquer ou promouvoir. Goebbels, nous dit-on, fasciné - comme Hitler - par Blanche-Neige et les sept nains de Disney (« un plaisir artistique infini ») veut absolument produire des équivalents allemands et y consacre des sommes importantes sans y parvenir. « La question de l'animation pendant l'époque nazie a été largement ignorée ou même falsifiée » dit l'auteur (p. 55) sans que l'on comprenne très bien de quelle façon il juge Fischinger, Lotte Reiniger, Peroff, Starevitch « compromis » parce que leurs films dateraient de cette époque.
Le Pays Roannais n°3163, 19 mai 2006, "Animation et propagande", Sophie Tardy, photos Georges Burellier.
L'Histoire n°307, mars 2006, "Revues : Blanche-Neige chez les nazis", Daniel Bermond. Le dessin animé de Walt Disney Blanche-Neige et les Sept Nains (1938) enthousiasma Joseph Goebbels. Adolf Hitler souhaita que le film fût projeté en Allemagne. Mais, indique Sébastien Roffat, auteur d'un ouvrage sur les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale (L'Harmattan), la société de distribution américaine, la RKO, qui avait produit des films antinazis, en empêcha la sortie. Goebbels se lança alors dans une campagne de dénigrement. Le film était trop hollywoodien, trop violent... La Grande Oreille, Revue des arts de la parole n°26. Roanne, notre ville n°198, février 2006, "Roanne si on sortait : Sébastien Roffat décrypte le dessin animé pendant la seconde guerre mondiale", Christian Verdet.
Le Journal du Mardi, 16 janvier 2006, "Les livres de cinéma de l'hiver", Noël Godin. Pour les vrais cinglés de ciné ou les grands curieux voulant se tenir au courant, les livres sur le 7e art les plus comblants de la saison (...). Animation et propagande de Sébastien Roffat (L’Harmattan) : Le seul livre en français sur la confection volontiers « orientée » de dessins animés pendant la seconde guerre mondiale est une sacrée réussite. Après un long pano-travelling didactique sur les studios d’animation d’Allemagne, de Belgique, du Danemark, de Norvège, d’Italie et de Tchécoslovaquie, on y passe au crible le rôle politique réel souvent astucieusement voilé de toutes ces sarabandes d’images. C’est ainsi qu’on doit constater que Nimbus libéré (1944) de Raymond Jeannin crapote dans la charge antisémite et que même dans All This and Rabbit Stew (1941) du génial Tex Avery, le chasseur noir traquant Bugs Bunny est caricaturé racistement. Liberté-Hebdo n°684, du 6 au 12 janvier 2006, "Pour y voir de plus près", Alphonse Cugier. Parmi les livres de cinéma, beaucoup sont des produits standard. Le spectateur ne pourra décupler sa passion que lorsqu'il rencontre l'intelligent. Trois ouvrages méritent cette appellation en ce début d'année et ce d'autant plus qu'ils redonnent vie à des films qui n'évacuent pas l'environnement politique et social tout en le transfigurant. (...) Colporteurs juifs comparés à des nuées de sauterelles dès 1934 sous l'abjecte houlette de Goebbels, stratégie du kamikaze expérimentée un an avant sa traduction dans la réalité, Dingo, Donald et Bugs Bunny enrôlés pour inciter la population américaine à l'effort de guerre... Sébastien Roffat réalise l'exploit rare d'étudier les films de tous les pays belligérants : scénarios, problématiques, tendances, cas particuliers, tout est passé en revue. L'ouvrage décourage l'éloge, on est surpris que ce travail de synthèse puisse contenir une telle profusion d'informations sans jamais lasser le lecteur mais en aiguisant, au contraire, sa curiosité. Asie News, Lettre mensuelle d'information de l'association asiexpo n°76, novembre 2005, Julien Bouvard. Si les ouvrages qui traitent du cinéma d'animation sont rares en France, ceux qui se proposent de l'étudier sous un angle original le sont encore plus. C'est le cas du livre de Sébastien Roffat, qui se propose d'aborder le cinéma d'animation pendant la seconde guerre mondiale. Si nous avons choisi de parler ici de ce livre, c'est que Sébastien Roffat a eu la bonne idée de parler aussi des dessins animés japonais et chinois. Au Japon, dans les films d'animation de l'époque, on a utilisé volontiers les héros nationaux, telles que Momotaro (l'enfant né d'une pêche) comme des symboles du peuple japonais en les mettant en scène dans l'épreuve de la guerre. Mais on trouve aussi d'autres films dont le contenu est plus direct. Le but : ridiculiser l'ennemi américain. En Chine, le discours est évidemment différent : certains dessins animés critiquent ouvertement l'agression japonaise en Mandchourie. Enfin il faudrait aussi parler des cartoons américains qui, à la même époque sont influencés par l'idée du "péril jaune". On a souvent tendance à oublier que le dessin animé, comme le cinéma traditionnel, ont été pendant cette période un outil de propagande pour les gouvernements en guerre. D'un côté comme de l'autre, on ne peut qu'être étonné par la haine déployée contre l'ennemi. En tout cas, "Animation et Propagande" est devenue une référence sur ce sujet. Questions de femmes, novembre 2005, Laurent Fialaix Dans les cinémas des années 30 et 40, en avant-programme des films que l'on venait voir en famille, des dessins animés étaient souvent proposés à des enfants forcément ébahis et des parents amusés. Seulement voilà, à y regarder de plus près, ces séries d'animation n'étaient pas si innocentes qu'elles y paraissaient. Le public subissait la propagande des régimes alors en place. En France, aux Etats-Unis, dans tous les grands pays occidentaux, on se servait des petites souris et autres coyotes hyperactifs pour véhiculer des idéaux souvent racistes afin de préparer leurs contemporains à la guerre. Le chercheur Sébastien Roffat s'est intéressé à ce pan de l'histoire du cinéma, de l'Histoire tout court, très peu exploré jusque-là. Et c'est passionnant ! Aventures de l'histoire, octobre 2005. Voici quelques mois a circulé la nouvelle que des centaines de dessins animés produits durant la Seconde Guerre mondiale par les studios Disney dormaient dans les archives de la compagnie. Un chercheur voulut les visionner mais ne réussit jamais à obtenir l'autorisation nécessaire car Disney ne veut pas que l'on se souvienne d'une production aux relents racistes, xénophobes et militaristes. C'est donc un sujet fort intéressant que traite Sébastien Roffat et qu'il étudie avec une minutie et une exhaustivité digne d'éloges. A l'inverse des auteurs nord-américains, il consacre beaucoup de temps aux productions européennes et asiatiques et réservant un grand chapitre à la France. Le lecteur apprend beaucoup de choses et, pour peu qu'il soit passionné par le cinéma, il lui sera difficile d'abandonner le livre en cours de route. Un excellent travail qui, on le souhaite, en annonce d'autres. France Soir, lundi 10 octobre 2005. "En bref". "On nous manipule!" Il y a peu, Teletubbies et autres Bob l'éponge furent accusés par des associations de téléspectateurs de propagande, qui pour l'homosexualité, qui pour les drogues. Ridicule ? Rien de nouveau sous le soleil, pourtant. C'est ce que nous montre l'étude passionnante du chercheur Sébastien Roffat, Animation et Propagande, qui montre comment, dans les années 30 et 40, on se servait des dessins animés pour faire passer des idéaux pas très honorables, et faire accepter au grand public (qui ne se doutait de rien) la survenue de la guerre. La manipulation psychologique appartiendrait-elle au passé ? Pas sûr !... Ciné-Live n°93, septembre 2005. "A la page". Xavier Leherpeur. "Dans la vie de l'enfant, dissocier ce qui fait partie du monde palpable de ce qui est qualifié d'imaginaire est un exercice périlleux. (...) L'impact de ce qu'il perçoit prend une importance d'autant plus grande que ce qu'il perçoit et ce qu'il ressent s'intriquent. La confusion entre réel et virtuel est d'autant plus probable que l'enfant est jeune et que ses connaissances techniques sont peu développées." C'est en ces termes que l'auteur de cet excellent livre explicite "l'impact", sur le jeune public, d'une oeuvre animée, la plupart du temps gentillette et donc a priori inoffensive. Pour étayer ses dires, il consacre plus de trois cents pages à décrypter la manière dont tous les pays concernés par le conflit de la Seconde Guerre mondiale tentèrent et parvinrent souvent à faire vibrer la fibre nationaliste chez les plus jeunes de leurs concitoyens. Du Japon à la France en passant par les majors américaines, l'ouvrage revient sur cette période sombre où tout était bon (de la métaphore animale à la caricature frontale) pour désigner l'ennemi. Qu'ils aient été antiaméricains, antisémites ou antibolchéviques, qu'il aient cherché à rallier ou à diviser, les animateurs de l'époque redoublèrent d'inventivité pour faire passer les messages officiels. D'Hitler fasciné par les films de Disney et voulant rivaliser avec eux, jusqu'au grand Walt lui-même, chargé par le gouvernement américain d'enrôler pacifiquement l'Amérique du Sud, Sébastien Roffat, professeur d'histoire, retrace - avec force détails historiques, politiques, sociaux et économiques - près de dix années d'un cinéma sous influence patriotique. Erudit, pédagogique, exhaustif et édifiant. Anima D&A. Août 2005. Voici un ouvrage comme il en paraît peu en France qui éclaire d'un oeil frais et remarquablement documenté l'aspect le moins glorieux de l'Histoire du cinéma d'animation. L'auteur propose une description des mécanismes de la propagande par l'image animée au sein des différentes cultures qui l'ont manipulée à bon ou à mauvais escient, durant les périodes de conflits armés et politiques, principalement autour de la seconde guerre mondiale. ZEWEBANIM.COM 22 août 2005. Le cinéma d’animation a été un média de propagande particulièrement important pendant la seconde guerre mondiale, et cela dans presque tous les camps. Si l’on connaît un peu plus la production américaine, qui est d’ailleurs difficile à voir ou alors censurée (souvent à cause d’une représentation de l’ennemi très caricaturale), le reste des pays n’était pas en reste. Un ou deux documentaires sont consacrés à cette période mais pas ecore de livre complet... LETTRE D'INFORMATION DE L'AFCA. Août/septembre 2005. Serge Kornmann. Le titre est alléchant, car l'on s'attend à trouver des révélations concernant les dessins animés européens et en particulier français des années 1940, qui avaient été largement financés par l'Allemagne nazie via les services cinématographiques gouvernementaux des pays vaincus.
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